A paraître début 2018 Un seul héros le peuple – Mathieu Rigouste

UN SEUL HÉROS, LE PEUPLE

La contre-insurrection mise en échec par le soulèvement populaire de décembre 1960 en Algérie

 

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Voici l’histoire d’une victoire des opprimé.e.s. contre la férocité impérialiste.

Décembre 1960 ou la prise des rues et des centres-villes par le peuple algérien dressé, désarmé, irréductible sous le feu effroyable de toutes les troupes de la 4e puissance militaire mondiale.

Voici l’histoire d’un sabotage collectif du pouvoir colonial par les damné.e.s de la terre. La mise en échec de ce système de terreur d’Etat nommé contre-insurrection par des masses populaires furieuses et déterminées.

Voici en quelque sorte le rapport minoritaire sur la Doctrine de la Guerre (contre) Révolutionnaire, la faille au fondement du système ; la démonstration par le peuple que malgré ses prétentions génocidaires, la contre-révolution n’est pas toute puissante.

Voici aussi l’histoire de l’achèvement de la révolution par le retour de l’État aux mains de factions autoritaires ayant réussi à prendre le contrôle du mouvement révolutionnaire et prétendant alors gouverner par et pour le peuple.

Voici enfin un hommage et des traces, de la matière pour construire la mémoire des opprimé.e.s, nourrir la connaissance de nos victoires et de nos erreurs, voici quelques outils pour nous aider à armer nos mouvements de libérations.

 

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2 réflexions au sujet de « A paraître début 2018 Un seul héros le peuple – Mathieu Rigouste »

  1. J’ai assiste à ces manifestations des journées de décembre à Bone aujourd’hui Annaba. J’avais 19 ans. La majorité des manifestants était des jeunes hommes et femmes issues des quartiers populaires a mais pas seulement, de la vieille ville, la Colonne, la place de Gazelle, Beausejour, Béni m’hafeur, la rue d’Arsonval où je me trouvais parmi la foule qui se rassemblait et qui s’ éparpillait dans les rue adjacentes pour se protéger des tirs des parachutistes bérets verts et qui se regroupait un peu plus loin scandant un seul slogan « Algérie algérienne  » en français. Personne n’a donné de mots d’ordre, ni de leader. Ce fut un soulèvement populaire spontané. Beaucoup y laissèrent leur vie. J’ai vu des GMC remplis de cadavres de compatriotes sous le regard des Pieds-Noirs car ces manifestations se passaient dans leur quartier.

  2. J’ai assiste à ces manifestations des journées de décembre à Bone aujourd’hui Annaba. J’avais 19 ans. La majorité des manifestants était des jeunes hommes et femmes issues des quartiers populaires mais pas seulement, de la vieille ville, la Colonne, la place de la Gazelle, Beausejour, Béni m’hafeur, la rue d’Arsonval où je me trouvais parmi la foule qui se rassemblait et qui s’ éparpillait dans les rue adjacentes pour se protéger des tirs des parachutistes bérets verts et qui se regroupait un peu plus loin scandant un seul slogan « Algérie algérienne  » en français et sur les murs en lettres rouge sang « Un seul héros, le Peuple ». Personne n’a donné de mots d’ordre, ni de leader autoproclame. Ce fut un soulèvement populaire spontané. Beaucoup y laissèrent leur vie. J’ai vu des GMC remplis de cadavres de compatriotes sous le regard des Pieds-Noirs car ces manifestations se passaient dans leur quartier.

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